La relation d’aide est l’outil primordial de travail dans le milieu médico-social dont dépend toute l’action sociale. En effet, la majorité des travailleurs sociaux ont du mal à établir une relation de confiance avec l’usager. Parfois par faute de pratique ou par défaut de maitrise des bases de la relation d’aide, ils passent à côté des objectifs de l’accompagnement. Vous faites peut-être partie de ceux-là ? Continuez la lecture de cet article pour découvrir des astuces pouvant vous aider à réussir la relation d’aide en travail social.

Que comprendre de la relation d’aide en travail social ?

La relation d’aide en travail social est le socle de toute intervention. Dans le milieu médico-social, les professionnels utilisent la relation d’aide comme outil pour un rendu de qualité. Mais en quoi consiste-t-elle ?

La relation d’aide encore appelée relation de confiance est une relation qui nait entre l’usager (aidé) et le professionnel (aidant). C’est un lien de confiance que le travailleur social se doit de créer avec son vis-à-vis afin de permettre à ce dernier de partager toutes les informations nécessaires pour son accompagnement. Cela revient à dire que l’usager doit voir à travers le professionnel un ami à qui il peut tout dire.

Ainsi, la relation d’aide permet au travailleur social de percevoir le client, de le cerner et de le comprendre selon ses propres mots. Car mieux connaitre l’aidé permet de poser un bon diagnostic pour aboutir à un bon suivi.

En effet, l’usager vient solliciter une aide par rapport à une réalité ou une situation difficile de sa vie. Le professionnel est là pour amener son client ou encore son usager à puiser au fond de lui pour trouver la solution à son problème. Parfois, l’aide en travail social peut nécessiter l’intervention d’autres professionnels tels que : l’orthophoniste et le psychiatre.

L’aide demande que les partis (professionnels et usager) se voient en tête-tête pendant une période donnée. Ceci peut être des entretiens formels (ayant eu lieu dans un bureau) ou des rencontres totalement informelles (dans les couloirs, au restaurant, chez l’usager, etc.)

Par ailleurs, la création du lien de confiance est un travail renouvelé à chaque entretien ou prise de contact. Dès la première entrevue, le professionnel doit user de ses compétences et qualités pour mettre à l’aise l’usager. Ces dernières sont à la fois des étapes de la relation d’aide et des valeurs personnelles intrinsèques au travailleur social.

Il s’agit en effet de la capacité à bien accueillir l’autre. Ensuite de l’empathie lors de l’écoute. Le professionnel se met à la place de l’aidé, afin de comprendre ses douleurs comme il le ressent lui.

Les bases d’une bonne relation d’aide en travail social

Les bases de la relation d’aide se déclinent en 3 points importants.

1.    L’accueil ou la prise de contact

L’accueil dans le travail social est tout aussi important que la relation d’aide elle-même. C’est d’ailleurs par l’accueil que commence la mise en place de la relation de confiance. En effet, on distingue 2 types d’accueil en travail social : l’accueil matériel (concerne l’aménagement du cadre de la rencontre) et l’accueil psychoaffectif. Celui-ci implique la disposition du professionnel à accepter l’autre dans sa globalité en tant que personne humaine.

L’accueil psychoaffectif consiste à se lever dès qu’on voit l’usager par exemple. Lui tendre la main et lui sourire est un signe de respect et de gentillesse, favorable pour la suite de la collaboration.

2.    L’écoute active

L’écoute vient à la suite de l’accueil et est un moment précieux de l’entretien. C’est l’étape de la collecte d’information. Plusieurs éléments sont nécessaires pour une écoute active. Il s’agit de :

  • L’empathie ;
  • La patience ;
  • Le sens d’observation ;
  • La distanciation.

L’éducateur spécialisé se met à la place de l’autre pour mieux comprendre sa détresse, mais il ne mélange pas ses émotions à l’histoire de l’usager. Le travailleur social fait intervenir certaines notions de la communication au cours de l’entretien.

3.    Les notions de la communication

L’utilisation des techniques de relance et de reformulation est importante pour la collecte d’information et la formulation des objectifs. Mieux, le professionnel utilise des questions ouvertes pour avoir une explication. Puis des questions fermées pour des réponses strictes (oui ou non).

Comment réussir la mise en place de la relation de confiance en travail social ?

La relation d’aide commence par s’établir dès la première entrevue avec le patient. Réussir sa mise en place exige que l’on respecte les différentes étapes de la relation d’aide. Ainsi, le professionnel après l’accueil matériel et psychoaffectif doit faire preuve d’une écoute active.

L’écoute active suppose que le professionnel respecte les moments de silence. Tout en observant, il essaie de comprendre le silence de la personne. Il est aussi important de reformuler les propos de l’usager afin de s’assurer que l’on suit bien ou que l’on comprend ce qu’il cherche à dire. Pour cela, on utilise souvent « si je comprends bien… » ou vous disiez que… c’est bien cela ?

Aussi, faut-il souligner que quand le patient s’éloigne trop du sujet actuel, le professionnel doit le ramener dans le sujet. Cela se fait par les techniques de relance. En effet, la plupart du temps, ce sont des questions qui permettent à l’usager de retrouver le fil de ses idées.

De plus, il arrive que la personne en détresse (l’aidé) éprouve tellement de douleur à verbaliser ses sentiments qu’elle s’éclate en sanglot. Ne vous précipitez pas, et ne lui demandez pas de se reprendre. Laissez-lui le temps de pleurer, puis, si nécessaire, donner lui un mouchoir d’un geste de soutien. Cela lui prouve votre empathie et le met en confiance.

Mieux, il est utile d’utiliser les mots ou expressions qui prouvent votre empathie. Il s’agit par exemple de dire « je vous comprends », « oui, je vois », « vous avez raison ». Le professionnel voulant aider son usager doit surtout le rassurer et lui montrer que ses sentiments sont légitimes.

Par ailleurs, un détail plus important dans la réussite de la relation d’aide est le non-jugement. Éviter de juger les propos, sentiments du patient, c’est lui inspirer de la confiance. Ainsi, il est question ici de mettre de côté ce que l’on sait et de valider le sentiment de l’autre. Car, souvenez-vous, tout homme est unique et ce qui brise l’un peut ne pas briser l’autre.

Ainsi, quand le patient, en racontant son histoire, s’arrête et refuse de parler, n’insistez pas. Mais trouvez des questions ouvertes, contournez la question précédente afin de l’amener à se vider.

Réussir la relation d’aide en travail social : Conclusion

De tout ce qui précède, la relation d’aide est la base à maitriser par tous les travailleurs sociaux pour réussir leurs actions sociales. Elle permet à l’usager de se sentir en confiance. Au professionnel, elle est un outil de travail incontournable pour l’atteinte des objectifs.

Comme le nom l’indique, une relation d’aide est un lien, une collaboration entre l’aidé et le travailleur. Ainsi, le professionnel n’impose pas ses objectifs et idées à l’usage. Néanmoins, il encourage celui-ci à formuler lui-même ses objectifs. Il peut réajuster ses objectifs en tenant compte des réalités de l’intéressé. Afin de trouver des solutions adaptées à cet usager. C’est pourquoi la maitrise des bases sues mentionnées est primordiale pour réussir la relation d’aide en travail social.