Au Bénin, la Cheffe Keith Sonon veut battre le record du plus long marathon culinaire

Au Bénin, la Cheffe Keith Sonon veut battre le record du plus long marathon culinaire

À partir du 1er décembre, la Cheffe béninoise Keith Sonon tentera de battre l’un des records les plus exigeants du Guinness World Records : celui du plus long marathon culinaire individuel. Pendant plusieurs jours, elle restera debout, au feu, sous les caméras et sous l’œil d’observateurs officiels, avec un objectif précis : écrire le nom du Bénin dans l’histoire mondiale de la gastronomie.

Un défi mondial, avec un record officiel à dépasser

Pour comprendre l’ampleur du challenge de la cheffe Keith Sonon, il faut revenir au record actuellement reconnu par le comité Guinness. Depuis février 2024, il est détenu par Evette Quoibia, une cheffe libérienne installée en Australie. Cette dernière a cuisiné 140 heures 11 minutes 11 secondes, soit cinq jours consécutifs sans relâche.

En avril 2025, l’Haïtienne Danaisa Leen Excellent avait annoncé avoir atteint 192 heures, mais son exploit n’a jamais été validé par Guinness, laissant le record d’Evette Quoibia comme référence officielle.

C’est donc cette barre symbolique et extrêmement exigeante que Keith Sonon vise à dépasser. Si elle y parvient, elle offrira au Bénin son troisième record mondial, après les deux distinctions déjà obtenues par le pays ces dernières années.

Une démarche réglementée et très encadrée

Contrairement à certaines initiatives improvisées qui ont circulé sur les réseaux sociaux ces dernières années, la candidature de Keith Sonon est bel et bien officiellement enregistrée. Comme l’exige le Guinness World Records, elle a soumis sa demande, payé les frais de dossier, reçu le manuel officiel contenant toutes les règles du marathon culinaire et obtenu la validation lui permettant de se lancer dans la tentative.

Les exigences sont très strictes. La cheffe devra préparer deux repas simultanément, du début à la fin de sa tentative. Elle pourra être assistée pour la découpe, l’approvisionnement ou le nettoyage, mais personne n’aura le droit de toucher sa marmite, de remuer un plat ou d’ajouter un ingrédient. Le moindre geste non conforme peut entraîner l’annulation de la tentative.

Elle bénéficiera de 5 minutes de pause par heure, pauses qu’elle pourra cumuler jusqu’à une heure après 12 heures de cuisson, ou deux heures après 24 heures. Aucun stimulant, ni café, ni boisson énergétique, ni produit dopant n’est autorisé. Le Guinness impose également la présence d’une équipe médicale, d’un système de surveillance en continu et d’un enregistrement précis de chaque plat, avec son poids et son nom.

Une tentative sans garantie, mais un enjeu national

Dans un marathon culinaire, la réussite n’est jamais assurée. Même après plusieurs jours de cuisson, il suffit d’une erreur, d’une règle non respectée ou d’un problème de santé pour annuler le record. (C’est le cas de Zeinab Bancé en Côte d’Ivoire) Pourtant, au-delà de la performance individuelle, ce défi suscite un élan national rare. Beaucoup y voient une occasion de célébrer la gastronomie béninoise, de rassembler la population autour d’un symbole fédérateur et de montrer au monde la détermination des talents locaux.

Pour la cheffe, ce défi représente également un investissement considérable. Le Guinness ne remet ni récompense financière ni trophée : uniquement un certificat A4, dont la valeur réside dans le prestige et la reconnaissance internationale. Toutes les dépenses, le matériel, la logistique, l’énergie, le personnel et l’alimentation – sont entièrement à la charge de la candidate et de ses sponsors. C’est là que la mobilisation citoyenne prend tout son sens.

Comment soutenir la cheffe Keith Sonon ?

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux au Bénin s’enflamment en faveur de Keith Sonon. Les internautes créent des badges, partagent des messages d’encouragement et rappellent l’importance d’un climat positif. Car la cheffe aura besoin de soutien moral, mais aussi d’une présence physique autour d’elle, notamment durant les longues heures nocturnes où la fatigue se mêle au silence de la ville.

Beaucoup appellent également la population à faire des dons en nature : tomates, farine, oignons, bananes, riz… des contributions qui permettent de soutenir la logistique souvent colossale d’un marathon de plusieurs jours.
L’enjeu est simple : soutenir une compatriote qui va affronter l’un des défis les plus difficiles au monde, tout en portant fièrement les couleurs du Bénin.

Si Keith Sonon parvient à atteindre son objectif, potentiellement plus de 330 heures de cuisine en tenant compte de ses pauses, elle offrira au Bénin son 3ᵉ records Guinness après les 2 premiers exploits qui ont inscrit le nom du Bénin dans le livre des records Guinness. Mais même si le record n’est pas validé, sa tentative restera un acte de courage, de résilience et de détermination.

Dans les prochains jours, le Palais des Congrès deviendra le cœur battant de Cotonou, un lieu où se mêleront odeurs de cuisine, chants de soutien, mobilisation populaire et ambition internationale.

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